Baptiste Herbin

Saxophoniste, composer

Biographie

Nominé aux victoires du jazz en 2013 grâce à son premier disque « Brother Stoon », Baptiste Herbin a enregistré avec de grands musiciens : les disques de Keith Brown (Sweet and Lovely Space Time Records 2011) Aldo Romano (New Blood : the connection, Dreyfus 2012), Essiet Essiet et Jeff « Tain Watts » (Shona, Space Time 2014) le quatuor Callisto avec Jean-Charles Richard, Stéphane Guillaume et Vincent David (2015).

Il joue dans le monde entier (Thaïlande, Etats Unis, Italie, Madagascar, Angleterre, Allemagne, Belgique, Suisse…) et joue avec les plus grands musiciens : Glenn Ferris, Alain Jean-Marie, Ralph Bowen, Donald Brown, Kenny Garrett, Jean Toussaint, Mark Gross, Steve Wilson, James Carter, Gary Smulyan, Marcus Gilmore, Stéphane Belmondo, Archie Shepp, Jean-Michel Pilc, Darryl Hall, Franck Avitabile, Pierrick Pedron, Julien Lourau, Enrico Rava, Eric Legnini, Baptiste Trotignon, Billy Hart, Michael Cheret, Jerry Bergonzi, Stefano Di Battista… Il accompagne actuellement Charles Aznavour.

Originaire de Chartres, il apprend le saxophone avec Jean-Louis Mounier puis le jazz avec Julien Lourau et Jean-Jacques Rulhmann , puis Jean-Charles Richard. Issu du CNSM dans la classe de Jazz de Riccardo Del Fra, il rencontre André Ceccarelli en 2010 lors de sa résidence au Duc des Lombards qui l’emmène en studio pour enregistrer son premier album en quartet « Brother Stoon », avec Pierre de Bethmann, Sylvain Romano, ainsi que Jean Toussaint et Dimitri Dourantonis en invités. Il joue en première partie de Dione Warwick à l’Olympia en 2012 en duo avec Pierre de Bethmann pour présenter ce premier disque, qui rencontre un franc succès.

Son deuxième disque en quintet, « Interférences » est sorti en 2015, avec Benjamin Henocq, Maxime Fougères, Sylvain Romano et Renaud Gensane.

Baptiste est aussi enseignant, et donne des master class dans le monde entier. Sa musique et son jeu sont influencés par Charlie Parker, Cannonball Adderley, Sonny Stitt, Maceo Parker, John Coltrane, la musique malgache, mais aussi des compositeurs classiques comme Debussy, Ravel et Bach.

Vidéos

Presse Brother Stoon

« Le voici donc, l’oiseau rare, depuis plus d’un an que le (petit) monde du jazz bruissait de son nom : Baptiste Herbin, 25 ans, saxophoniste alto. A l’amateur un peu historien, cela rappelle Cannonball Adderley déboulant de sa Floride à New York, peu de temps après la mort de Charlie Parker. Sans le vouloir, il avait rabattu les ailes des altistes qui briguaient la succession du Bird.

Le jeune Herbin n’entend succéder à personne, ni éclipser qui que ce soit, simplement jouer mieux que tous et que lui-même. Les Pierrick Pedron, ­Géraldine Laurent, apparus naguère avec un éclat analogue, n’ont pas de souci à se faire. En Baptiste Herbin, ils ne trouvent pas un concurrent mais un petit frère qui en connaît un bout, d’histoire du saxophone, et qui va les stimuler, comme eux le stimulent. Emulation, disent-ils. Avec une rythmique du genre excelsior, Pierre de Bethmann au piano, généreux, Sylvain Romano à la contrebasse, qui veille à tout, et le grand André Ceccarelli à la batterie qui drive à plaisir, le tout premier disque de Baptiste Herbin commence en tempo vif, sur les harmonies de How high the Moon, par déclarer sa dévotion au bop sous le titre Entomology. La bonne surprise est que dans le reste de l’album, fait de compositions originales (à part Une île, de Jacques Brel), le jeune virtuose maîtrise de façon ahurissante tous les registres de l’alto (et parfois du soprano aussi) avec une sonorité d’or ­liquide, et fait preuve d’une invention où les plans be-bop s’intègrent à un discours à la logique passionnée. De tels débuts signalent un musicien sur qui nous savons pouvoir compter. Bienvenue, Mr Herbin. »

Michel Contat, Télérama.fr  – novembre 2012                                                                        

« La beauté du son de son saxophone est sans doute la première qualité qui saute à l’oreille, puis la sensation d’une tradition qui s’expose et se rafraîchit, enfin l’étonnante volubilité et maîtrise technique de son jeu s’impose avec l’évidence simple d’un indubitable talent ».

Jean-Pierre Jackson, Classica – novembre 2012

Baptiste Herbin : saxophones, valiha
Pierre de Bethmann : piano, Fender Rhodes, voix
Sylvain Romano : contrebasse
André Ceccarelli : batterie, percussions

Invités :
Jean Toussaint : saxophone ténor
Dimitri Dourantonis : guitare

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